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Caravelles

Caravelles

During the Renaissance, Portugal had the most powerful fleet in the world. Still today, the Portuguese proudly and joyously celebrate la saudade, their one time reign as discoverers and masters of the oceans. On boats no bigger than a nutshell, while the rest of Europe was tearing itself apart in the Hundred Years’ War and various religious conflicts, audacious and determined Portuguese sailors set out to explore the great unknown oceans of the world. They discovered the Canary Islands, Madera, the Acores, followed along the African coast down to the Congo River then to the Cape of Good Hope. They navigated to the distant shores of Brazil, journeyed to the center of the Muslim world and dominated the world spice market in Calicut, trading pepper, clove, ginger and cinnamon… The caravels continued to travel among the thousands of Indonesian islands, then on to Japan, China and finally to Macao. What was life like on a sixty foot long, twenty-one foot wide caravel? Why would any sailor accept to travel with the very real risks of scorbut, tropical fevers and drowning? Was it simply for the taste of adventure? The thirst of discovery? Olivier Ikor has been living in Lisbonne for over twelve years. He scrupulously respects historical fact in his books. He is the author of Le Dragon des quatre oceans (Lattès, 2004) and L’Archipel des illusions (R. Laffont, 1990).
                             L’âge d’or de la marine portugaise

C’est à bord de véritables coquilles de noix que, pendant un siècle et demi, tandis que le reste de l’Europe se déchirait entre guerre de Cent ans et guerres de religion, les marins portugais, aussi audacieux qu’obstinés, pénétrèrent dans l’inconnu de la mer des Ténèbres. Ils découvrirent les Canaries, Madère, les Açores, longèrent le littoral africain, explorant le fleuve Congo, avant de trouver le cap de Bonne-Espérance. Ils abordèrent les côtes brésiliennes, remontèrent jusqu’au cœur du monde musulman, puis s’imposèrent à Calicut, sur le grand marché mondial du poivre, du gingembre, du girofle, de la cannelle… Les caravelles poursuivirent leur chemin, parmi les milliers d’îles indonésiennes, vers le Japon, la Chine, et enfin… Macao.
Dias, qui franchit le cap de Bonne-Espérance, Vasco de Gama, qui atteignit l’Inde, Magellan, qui fit le premier tour du monde, Cabral, qui découvrit le Brésil, ont leur nom gravé dans le grand livre des Découvertes, en presque aussi gros caractères que celui de Christophe Colomb. 
Comment vivaient-ils sur ces caravelles d’une vingtaine de mètres de long et sept ou huit de large ? Pourquoi acceptaient-ils de s’enfermer avec la menace du scorbut, des fièvres, de la noyade ? Le goût de l’aventure, la soif de découvrir, d’apprendre ?
Le Portugal, durant la Renaissance, fut la première puissance maritime du monde. Un jour, pourtant, l’extraordinaire épopée des caravelles va partir en fumée sur les bûchers de l’Inquisition et étouffer sous la botte de l’envahisseur espagnol. Mais aujourd’hui encore, les Portugais gardent la joyeuse et fière nostalgie, la saudade, d’avoir été les découvreurs et les maîtres des océans.
EAN : 
9782709631006
Parution : 
17/02/2010
450 pages